Philippe Halaburda, artiste haut en couleurs !

Philippe Halaburda partage maintenant son temps entre la France et les États-Unis. Son travail tente de refléter une exploration continue de l’abstrait se plaçant volontairement entre l’accident et le consciemment structuré, la juxtaposition des formes spontanées et celles plus géométriques.

 

Cette façon unique de faire est un moyen de visualiser et figer son flux de pensées à l’aide de traits, de formes, de signes, parfois de lettres… On peut visualiser aussi à des paysages imaginaires qui illustrent cela et s’affranchissent des lois physiques telles que la gravitation, lévitation, équilibres, trajectoires, ordre…

 

Les compositions de Philippe Halaburda sont fragmentées, tectoniques, en équilibre fragile, avec des couleurs vives, comme celles qui servent pour les relevés géologiques ou l’établissement de cartes géographiques. Il conçoit de nouveaux codes, développe un langage à part entière avec une écriture unique, originale et vivante ou il est question d’intérieur et d’extérieur, de soi et d’altérité, d’orientation et de positionnements respectifs des objets ou de l’humain dans l’espace. C’est en cela que son travail est très similaire à des cartes satellitaires ou la sensation de vues aériennes. Il emploie le terme de «topographie mentale».

 

Il vise à créer un nouveau sens pictural ordonné révélant les sentiments et les émotions transposés. Une touche de pinceau ou de spatule influence la suivante, une couleur provoque la prochaine, une forme en crée une autre, alternant ainsi spontanéité et contrôle. Une notion ambiguë entre figuration et abstraction partielle peut ainsi apparaître dans son travail, laissant le spectateur librement s’engager dans le décodage du sens de l’œuvre.

 

A découvrir jusqu’au 31 janvier 2016 à La Maison d’Ingrid Ephémère à Aix en Provence ou à la galerie sur Lourmarin, en collection permanente.

 

About the Author:


Sorry, the comment form is closed at this time.